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15/11/2011

Au contraire, la compétence grandit

(vour La Presse du 7 novembre 2011)

La qualité de la formation n’a jamais été aussi bonne, à l’université de Montréal comme dans les autres universités québécoises.

Selon un des étudiants du département auquel j’appartiens, Grégory Kudish, l’incompétence grandit à l’université (http://www.cyberpresse.ca/debats/opinions/201111/01/01-4463464-lincompetence-grandit.php). Je ne suis pas d’accord… et le texte de cet étudiant vient appuyer mon point de vue. En effet, nous enseignons aux étudiants à poser de bonnes questions et à structurer leurs textes autour d’un argument clair, ce que fait M. Kudish de manière irréprochable. La publication de son article montre la qualité de la formation qu’il reçoit.

Son argumentaire mérite cependant d’être contextualisé. Il affirme d’abord que la qualité de la langue des enseignants mériterait d’être rehaussée. L’université valorise évidemment la compétence en français, mais elle valorise aussi les qualifications de ses enseignants sur les sujets traités en classe. Aujourd’hui, on transmet aux étudiants des connaissances qui proviennent de partout et qui portent sur toutes les régions du monde. Évidemment, le français est moins susceptible qu’une autre langue d’être la langue maternelle des plus grands spécialistes de l’asie, de l’amérique latine ou des États- Unis. Néanmoins, ces spécialistes, du moins ceux qui ont été recrutés par l’université de Montréal, enseignent tous dans la langue de l’institution, qui les aide à parfaire leur français pendant toute la durée de leur carrière.

M. Kudish ajoute que les professeurs tendent à réduire leurs exigences. Pour avoir moi- même été étudiant à l’université de Montréal il y a 20 ans, je peux affirmer que, loin de diminuer, les exigences augmentent.

D’une part, les connaissances se sont développées à un rythme accéléré au cours des 20 dernières années. Il y a donc plus de matière à transmettre et celle- ci est plus complexe.

D’autre part, les professeurs ont maintenant à leur disposition une foule d’outils pour faire comprendre à leurs étudiants de manière innovante ce volume de matière. Pour ne fournir qu’un exemple, depuis cet automne, l’université de Montréal met à la disposition de ses enseignants une plateforme électronique, nommée Studium, qui favorise l’ajout de contenu et les échanges à l’extérieur des heures de cours. Et dans le département auquel j’appartiens, il n’y a aucune inflation des notes attribuées aux étudiants, contrairement à ce que suggère M. Kudish.

Dans un contexte qui annonce une hausse des coûts de l’éducation postsecondaire pour les étudiants, M. Kudish a raison de soulever la question de la qualité de la formation offerte dans les universités. Il a cependant tort de croire que la qualité de la formation qu’il reçoit est mauvaise. Elle n’a jamais été aussi bonne, à l’université de Montréal comme dans les autres universités québécoises.

 

11/05/2011

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